Chaque âge comprend trois divinités "Trinité" qui, par
la suite, ont plusieurs incarnations.
"Indra" air, "Surya" ciel et "Agni"
terre.
Les divinités ont sûrement marqué
les premiers instants d'existence sur terre, car Agni inventa le feu
par la friction de deux morceaux de bois.
INDRA
Le plus populaire, le dieu du temps
"température" qui change un désert en un jardin. Krishna, un jour, vole
un arbre à Indra et l'emporte dans un merveilleux véhicule "oiseau",
le Garuda. Mais Indra lance la foudre et récupère l'arbre. Indra serait
le jumeau d'Agni. Peut-être que les divinités auraient utilisé des moyens
de transport et des armes bien avant que l'homme pense de le faire.
Viens Indra, Toi!
Que nous invoquons souvent de nos hymnes puissants comme des coursiers.
Ami Indra du ciel tu descends, ta course propice courbe ici. Mais Indra
à travers nous tu penses et nos libations deviennent ton breuvage. Nous,
mortels, ne sommes qu'une seule portion de tes soins. Nous savons comment
invoquer tes liens enchaînés dans ton paradis. Dans une incessante ronde
de joie, nous te sommes dévoués.
Par l'invocation des mortels, Indra serait né descendu
du ciel. Ce poème et les suivants relèvent un message dont la véritable
manifestation daterait d'un minimum de cinq ou six millénaires.
Notons que les poèmes furent tous
composés en sanscrit et en prose évidemment. Les traductions ont altéré
le charme mais le sens fut protégé. Essayer d'adapter une prose sanscrite
à notre rythme de vie effleure l'utopie. Essayer de commenter cette
même prose frôle l'aria. Toutefois, voyons ce que nous pourrons faire.
Dans un temps, la poésie désigne
l'élément auquel Indra, Surya et Agni se rattachent. Dans une autre
conception, elle indique leur personnalité.
Surya
Méditons sur cette excellente
forme de ce divin vivifiant pour en stimuler notre compréhension.
Surya est consacré comme le suprême. Il illumine la terre
avec son bras en or que personne ne peut blesser. Il infuse l'énergie
à toutes créatures. Surya a une épouse singe.
Voici un poème dédié à Surya:
Dominant les hauteurs,
on aperçoit les rayons de l'aube. Ce soleil, que les hommes perçoivent
comme le savoir de dieu. Avant que nous ouvrions tous les yeux, les
étoiles s'évaporent comme des voleurs avec la compagnie de la nuit.
Nation après nation, quelques rayons révèlent leur présence, reluisant
de brillantes formes. Toi! Soleil, à jamais, tu voyages marquant tout
avec hâte au-delà de nos possibilités humaines. Toi! Qui créa la lumière
et avec elle tu éclairas l'univers entier.
Au-dessus de toutes
vibrations, de toutes visions, de toutes races humaines et de toutes
hospitalités des cieux; comme la lumière donnée qui scrute rapidement
dans un monde tourbillonnant, pénétrant et élargissant ton espace céleste,
mesurant nos jours et nos nuits, espionnant toutes les créatures. Surya,
avec un canal de feu, voit la brillance de Dieu dans le jour. Avançant
rapidement avec son chariot à sept juments qui s'accouplent d'elles-mêmes.
Toi! Le resplendissant corps sphérique au-delà des tristesses, au-dessus
de la lumière! Nous montons, Toi! Le Dieu des dieux.
AGNI
Agni, le gardien de l'immortalité et le protecteur des
cérémonies, établit les terriens dans des voies de dévotion. Il épousa
aussi une femme singe. Nous le représentons monté sur un bouc avec trois
jambes, sept bras et deux têtes. Agni possède plusieurs noms:
VITIHITRA |
Celui
qui sanctifie l'ouvrier. |
SAPTAJIHVA |
Celui
qui a sept langues. |
Voici un poème sur la naissance et la vie d'Agni.
Grand Agni! Bien
que ton essence s'unifie, tes formes sont triples, comme un éclair brille
dans le ciel, comme un rayon de soleil doré. C'est dans le ciel que
tu as eu ta première naissance; par l'art des sages habiles dans leur
science sacrée. Jadis du ciel, tu es descendu vers les humains et tu
demeuras citoyen de la terre.
Jaillit de la
paire mystique, dans les mains des prêtres, dans un mariage joyeux;
mais oh! ciel et terre, je vous le dis: l'enfant illégal qui dévora
ses parents. Mais Agni est un dieu qu'on ne devrait pas juger. Qui peut
s'égarer et défier notre compréhension. Ses actes que notre raison ne
peut transcender. Le seul juge de ce qu'un dieu doit faire.
Et encore, ce
dieu orphelin survit: même si son infortunée mère expira trop tôt et
ne put nourrir son enfant comme il en aurait eu besoin. Grand Agni,
enfant merveilleux, grandit et profita.
Dieu de l'aura
à la vue pétillante, aux cheveux enflammés, quand tu perces la tristesse
à l'aube et que tu illumines le monde, le ciel et la terre, les dieux
et les hommes fêtent. Dans chaque maison, tu es le bienvenu, possesseur
de la maison du Seigneur. Comme un fils, un père, une mère, une soeur
dans un tout, un ami parmi nous, par qui nos amis fidèles sont bénis.
Le messager rapide
que tu appelas du ciel, qui emplit nos coeurs de race divine pour goûter
la nourriture, pour entendre nos hymnes et pour couronner nos aspirations
les plus chères. Tu es l'embryon du ciel, le pont qui surplombe la fissure
profonde et vaste séparant le ciel et la terre et sur lequel, enfin,
doit passer le bon pour le paradis.
Mais quand, grand
dieu, dans ta rage, tu nous démontres ta force de destruction, dans
une course furieuse, toutes les créatures s'enfuient. Tu équilibres
tout ce que tu touches; les flammes nourries par le vent rugissent comme
les vagues de l'océan en laissant une traînée de noirceur.
Mais Toi! Grand
dieu, tu n'as pas toujours porté cette terrible forme, aimant plutôt
reluire sur nos foyers avec une flamme plus douce et chérir les maisons
ou on accueille ton art avec soin. Oui, Toi! Charmant tous les hommes
bénis, qui d'un labeur infatigable a demandé ta nourriture avec amour,
comme un bûcher de bois séché.